Partenariat de coopération Erasmus+ : "L’interconnaissance facilite amplement la rédaction du projet"

Jorge Munoz, Maître de conférence en sociologie à la faculté de Lettres et Sciences humaines de l'UBO, est coordinateur du projet EEE3S+, Partenariat de coopération Erasmus+ qui vise à créer une école européenne d'entrepreneuriat social.
Le projet EEE3S+

Pouvez-vous nous présenter EEE3S+ en quelques mots ?

L'objet du projet EEE3S+ est de construire une école européenne sur l’entrepreneuriat social. En effet, en matière d’entrepreneuriat social il n’existe pas des initiatives internationales en Europe permettant de diffuser et développer cette forme de création d’activité socio-économique. Le partenariat mis en place résulte d’une longue collaboration avec les universités de Valence d’Espagne, le CIRIEC Espagne, la Complutense de Madrid, l’Iscap de Porto Portugal, l’école normale supérieure Sainte Anne de Pise et de l’université de Santiago du Chili. Chacune de ces universités a développé une expertise en matière de recherche, d’enseignement et de recherche-action et d’entrepreneuriat social. Il y a une réelle complémentarité entre les compétences juridiques développées à Valence et à Porto par rapport à Madrid et Santiago du Chili qui apportent des expériences sur la réalisation des projets en entrepreneuriat social. Par ailleurs, le projet mobilise les acteurs locaux du secteur de l’économie sociale et solidaire dans ces différents pays. Ainsi, les étudiant.es pourront bénéficier des expériences enrichissantes en termes d’entrepreneuriat social.

Pourquoi avez-vous spécifiquement ciblé cet appel à projets Erasmus + ?

Le choix de cibler l’appel à projet Erasmus + s’est imposé à nous car nous souhaitions un mode de financement nous permettant de mettre en avant les étudiant.es d’une part, et la possibilité d’offrir à notre projet les conditions nécessaires pour développer des réels échanges en matière de formation académique. En effet, l’Erasmus + propose un cadre de financement favorisant une projection dans le temps mais également favorise le développement des échanges académiques, pédagogiques et des acteurs du secteur de l’économie sociale et solidaire de chacun des partenaires.

Quels conseils donneriez-vous à un futur porteur de projets Erasmus+ ?

Pour mettre en place un projet de cette nature, naturellement il est nécessaire d’avoir un projet déjà bien ficelé, c’est-à-dire un projet sur lequel les partenaires ont déjà travaillé ou échangé. L’autre conseil est de partir, dans la mesure du possible, d’un partenariat dont les membres se connaissent. En effet, l’interconnaissance facilite amplement la rédaction du projet, les échanges et la réactivité. Cela nourrit la confiance entre les partenaires. Enfin, l’accompagnement par la Plateforme projets européens (2PE) de Bretagne est primordial !